Emmanuelle Guery est née en 1965 en région parisienne où elle vit encore, mais c'est à Marseille qu'elle expose pour la première fois, à la Galerie du Tableau.
Est-ce une "fada", une "cramée" du 91 qui préfère les bagnoles quand elles sont brûlées, défoncées, désossées, parce que, dit-elle, "dans mes photos, je ne suis attirée que par ce qui est rejeté, mutilé, en souffrance"? En fait, Emmanuelle Guery croit simplement qu'il y a de la beauté, du mystère, du trouble, à dénicher même dans les objets dont la société- notre société de consommation et de compétition- ne veut plus. L'idée n'est pas neuve, elle le sait, mais reste toujours d'actualité. Elle s'attache à l'appliquer aujourd'hui à un de nos emblèmes par excellence: l'automobile.
Elle trouve ses autos, "les Cramées", après le feu et la casse changées, à cause de cela même, en oeuvres uniques. Les matériaux ont fusionné ou se sont imbriqués, de façon toujours aléatoire, en provoquant d'heureuses trouvailles visuelles. Emmanuelle Guery les a prises en photo, souvent de très près et à différents moments du jour, comme si elle avait tourné, des heures et des heures, presque amoureusement, autour de chaque carcasse. Ainsi, elle nous emmène loin de l'objet standardisé, manufacturé pour rejoindre un monde à part.
Est-ce une "fada", une "cramée" du 91 qui préfère les bagnoles quand elles sont brûlées, défoncées, désossées, parce que, dit-elle, "dans mes photos, je ne suis attirée que par ce qui est rejeté, mutilé, en souffrance"? En fait, Emmanuelle Guery croit simplement qu'il y a de la beauté, du mystère, du trouble, à dénicher même dans les objets dont la société- notre société de consommation et de compétition- ne veut plus. L'idée n'est pas neuve, elle le sait, mais reste toujours d'actualité. Elle s'attache à l'appliquer aujourd'hui à un de nos emblèmes par excellence: l'automobile.
Elle trouve ses autos, "les Cramées", après le feu et la casse changées, à cause de cela même, en oeuvres uniques. Les matériaux ont fusionné ou se sont imbriqués, de façon toujours aléatoire, en provoquant d'heureuses trouvailles visuelles. Emmanuelle Guery les a prises en photo, souvent de très près et à différents moments du jour, comme si elle avait tourné, des heures et des heures, presque amoureusement, autour de chaque carcasse. Ainsi, elle nous emmène loin de l'objet standardisé, manufacturé pour rejoindre un monde à part.