L’artiste est issu de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne dont il sort en 1994 avant d’intégrer en 1999 un rassemblement d’une quinzaine d’artistes, architectes et designers pour des actions de proximité dans l’espace public. Depuis 2005 il écrit sa propre Poézie et fonde le laboratoire d’Art Impliqué.
L’affiche de présentation à l’exposition du Château de Tournon est une vanité, genre pictural en usage au XVIIe siècle ; ce type particulier de nature morte doit conduire à la réflexion et à la sagesse comme avec La Fontaine et à la manière d’une fable, face à l’argent, le plaisir, l’ambition, la vanité... Mise à la mode en Hollande, elle disparaît au XVIIIe puis renaît avec Cézanne.
Ghuyslain Bertholon nous livre ici une vanité. Il y fait figurer les rêves et l’ambition du cerf qui a voulu, pour plaire et séduire les biches avoir les plus grands bois, les plus beaux : et se retrouve tête renversée et regard encore lucide, empêtré et prisonnier, promis à la mort.
L’œuvre est belle et triste, rêves brisés et souffrance : preuve que les animaux nous parlent encore et aux hommes de notre temps, pourtant bien loin de la nature dans laquelle ils ne voient plus qu’utilité- la chasse, la pêche et le sport - ou corvées - la protection qu’il faut lui apporter, la dépollution, la mort peut-être, par laquelle elle peut se venger.
Le château de Tournon, a d’abord été logis seigneurial puis transformé en prison, enlaidi de barreaux et de portes épaisses. « Libéré » en 1926, restauré puis classé Monument historique en 1937. Ses jardins et terrasses débouchent largement sur un vaste paysage rhodanien, viticole, ordonné et plaisant.
Jacqueline Aimar
L’affiche de présentation à l’exposition du Château de Tournon est une vanité, genre pictural en usage au XVIIe siècle ; ce type particulier de nature morte doit conduire à la réflexion et à la sagesse comme avec La Fontaine et à la manière d’une fable, face à l’argent, le plaisir, l’ambition, la vanité... Mise à la mode en Hollande, elle disparaît au XVIIIe puis renaît avec Cézanne.
Ghuyslain Bertholon nous livre ici une vanité. Il y fait figurer les rêves et l’ambition du cerf qui a voulu, pour plaire et séduire les biches avoir les plus grands bois, les plus beaux : et se retrouve tête renversée et regard encore lucide, empêtré et prisonnier, promis à la mort.
L’œuvre est belle et triste, rêves brisés et souffrance : preuve que les animaux nous parlent encore et aux hommes de notre temps, pourtant bien loin de la nature dans laquelle ils ne voient plus qu’utilité- la chasse, la pêche et le sport - ou corvées - la protection qu’il faut lui apporter, la dépollution, la mort peut-être, par laquelle elle peut se venger.
Le château de Tournon, a d’abord été logis seigneurial puis transformé en prison, enlaidi de barreaux et de portes épaisses. « Libéré » en 1926, restauré puis classé Monument historique en 1937. Ses jardins et terrasses débouchent largement sur un vaste paysage rhodanien, viticole, ordonné et plaisant.
Jacqueline Aimar